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Sclérose en plaques

dimanche 10 avril 2016

La sclérose en plaques, selon Wikipedia

Extrait de la page sur la sclérose en plaques, dans Wikipedia.

À lire au complet si vous voulez vous préparer à une rencontre avec un médecin.

En comprenant l'aspect clinique de la sclérose en plaques, vous serez mieux disposé à recevoir les informations de type clinique, de votre médecin ou d'un neurologue.

N'oubliez pas l'importance d'un scan IRM pour bien diagnostiquer la sclérose en plaques.


Interrogatoire


La maladie débute typiquement entre 20 et 40 ans (70 % des SEP sont diagnostiquées entre 20 et 40 ans, 10 % dans l'adolescence, 20 % après 40 ans dont 3 % après 50 ans). Elle peut aussi toucher, rarement, des enfants de moins de 10 ans et touche plus les femmes que les hommes (en France le rapport est de 1,7)11.
Certains éléments caractéristiques doivent faire suspecter une sclérose en plaques : des accidents neurologiques répétés, régressifs (au moins en début de maladie), touchant des fonctions variables (vision, motricité, sensibilité, etc.) : les poussées sont disséminées dans le temps et dans l'espace. Des troubles psychotiques peuvent inaugurer une sclérose en plaques12.
Des troubles psychiques, avec une modification du comportement sous forme de dysthymie, dépression1, syndrome maniaque (trouble de l'humeur) plus ou moins marqué, peuvent apparaître. Son origine, bien qu'assez rare, peut être consécutive à des lésions cérébrales liées à la SEP affectant les zones du système limbique (structure subcorticale située autour du thalamus). Cependant, ces troubles sont la plupart du temps associés à un état d'anxiété sous-jacent engendré par l'incertitude de la maladie.

Examen physique


  • Le syndrome pyramidal est inaugural (révélateur) de la maladie dans 20 % des cas. Il se manifeste par des troubles de la marche avec une fatigabilité importante, une spasticité, des réflexes exagérés au niveau des membres inférieurs, la présence d'un signe de Babinski, une abolition des réflexes cutanés abdominaux. À l'issue de la poussée, le signe de Babinski reste souvent comme séquelle.
  • La névrite optique rétro-bulbaire est également révélatrice de la maladie dans près d'un tiers des cas : c'est le symptôme le plus évocateur. Il se manifeste pour le malade par une baisse d'acuité visuelle rapide et profonde, des douleurs oculaires et orbitaires, augmentées aux mouvements des yeux, un scotomecentral ou caeco-central et un trouble de la vision des couleurs (dyschromatopsie de l'axe rouge-vert). Au stade aigu, le fond d'œil est normal (« le patient ne voit rien, et l'ophtalmo non plus »), et ce n'est qu'après une quinzaine de jours qu'apparait une atrophie de la papille, témoin de l'atteinte du nerf optique et persistant parfois comme séquelle. Les potentiels évoqués visuels sont altérés, on obtient un ralentissement de l'onde P100. La récupération visuelle est souvent bonne et se fait en quelques semaines.
  • Troubles de la sensibilité
    Ils sont essentiellement subjectifs : paresthésies, fourmillements, signe de Lhermitte positif (sensation de décharge électrique le long du rachis lors de la flexion du cou). Un syndrome cordonal postérieur est parfois diagnostiqué, avec des troubles de la sensibilité profonde, et plus rarement une atteinte du faisceau spinothalamique avec une anesthésie thermo-algésique. Des douleurs de la face, ou, à l'opposé, une anesthésie, sont possibles13 en cas d'atteinte du nerf trijumeau dans sa portion bulbaire.
  • un syndrome vestibulaire associant vertige rotatoire, nystagmus, et ataxie ;
  • un syndrome cérébelleux. Les plaques de démyélinisation sont fréquentes dans le cervelet et dans la fosse postérieure en général, pouvant donner un syndrome cérébelleux avec station debout instable, marche ébrieuse, mouvements dysmétriquesetc.
  • une diplopie consistant en une sensation de vision dédoublée par anomalie des muscles oculomoteurs (généralement le droit latéral innervé par la sixième paire de nerfs crâniens). Une ophtalmoplégie internucléaire est possible en cas d'atteinte des bandelettes longitudinales postérieures (qui font le lien entre les noyaux des nerfs oculomoteurs et assurent leur fonctionnement harmonieux) qui se manifeste dans le regard latéral par une adduction incomplète d'un œil associée à un nystagmus de l'œil en abduction ;
  • des troubles génito-sphinctériens qui sont fréquents et liés à une atteinte de la moelle épinière. Ils se manifestent par des mictions impérieuses (ou une rétention urinaire), la constipation, l'impuissance. Ces troubles sont source de rétention aiguë d'urines, d'infections urinaires et de détresse psychologique et sont une priorité thérapeutique ;
  • une paralysie faciale par atteinte du nerf facial dans son trajet protubérantiel (c’est-à-dire dans le tronc cérébral) ;
  • une asthénie (fatigue), symptôme fréquent de la sclérose en plaques est parfois celui qui est le plus invalidant14.
  • une hyperacousie peut aussi apparaître15.


Examens complémentaires


  • L'IRM représente le meilleur examen pour visualiser les lésions caractéristiques de la SEP : on retrouve en séquence T2 des zones d'hypersignal (c’est-à-dire très blanches) de taille variable, de forme arrondie, sans effet de masse sur les autres structures, disposées préférentiellement autour des ventricules cérébraux, dans la moelle et dans la fosse postérieure. En séquence T1, ces zones peuvent être en iso- ou en hyposignal.
Les lésions visualisées sont souvent anciennes et asymptomatiques. Les lésions jeunes, responsables de la poussée en cours, se remarquent car elles prennent le contraste lors de l'injection de gadolinium (elles se rehaussent). Ces signes ne sont pas spécifiques de la sclérose en plaques, et se voient fréquemment chez le sujet âgé normal. Ainsi, en cas de diagnostic incertain, une IRM peut à tort qualifier de malade un patient qui en est indemne16 : c'est essentiellement la conjonction temporelle entre accident neurologique et plaques jeunes qui fait la valeur de ces images IRM. L'évolution clinique reste cependant l'élément le plus utile au diagnostic : 2 poussées distinctes à plus de 30 jours d'intervalle ou deux lésions de localisations différentes.
  • La ponction lombaire n'est pas toujours indispensable au diagnostic. Elle a une intéressante valeur diagnostique lorsqu'elle retrouve un liquide céphalo-rachidien inflammatoire, avec un taux de protéines élevé (inférieure à 1 g·l-1, la normale étant de moins de 0,4 g·l-1) et au sein de ces protéines une proportion trop élevée d'immunoglobulines (plus de 14 %), qu'une électrophorèse démontrera être de nature oligoclonale (c’est-à-dire constituée de plusieurs types d'immunoglobulines). Enfin, une lymphocytose modérée inférieure à 50 lymphocytes par millimètre cube de liquide céphalo-rachidien. Leur étude sur les potentiels évoqués retrouve fréquemment un allongement du temps de latence centrale.

La sclérose en plaques m'a libérée

Témoignage étonnant d'une française qui a reçu son diagnostique de SP après avoir passé un IRM.

Elle a ensuite été voir quelqu'un qui pratiquait le magnétisme pendant un an, un peu moins fréquemment à la fin et ça lui a permis de découvrir davantage qui elle était.

Après 10 ans de sclérose en plaque, elle remercie sa maladie de lui avoir fait prendre conscience de qui elle était vraiment. Mère de famille dans une petite vie classique, elle n'était pas à sa place.

Écoutez l'intégrale...



Elle n'était pas dans le déni, c'était son choix de modifier sa vie, à 40 ans.

Elle s'est demandé si elle avait fait ce qu'elle voulait, selon ses rêves de petite fille. Ses deux filles étaient sa seule réussite et tout le reste, elle ne l'avait pas fait.

Ça l'a vraiment brassée.

C'est alors qu'elle a changé sa vie et au passage, elle a trouvé la raison pour laquelle elle avait la SP, cette maladie dégénérative qui l'a poussé à réaliser qu'elle était encore dans la souffrance et qu'elle voulait s'en sortir.

Son âme aussi était en souffrance puisque c'est, selon elle, son âme qui était dans le déni.

Depuis 10 ans, elle ne cesse d'avancer.

Des amis très proches l'aident à guérir de sa maladie.

Comme elle le dit, la solution est en chacun de nous et au fond, tout va bien puisque "la guérison est en toi".

Une histoire inspirante qui pourrait donner du courage à ceux qui commencent à apprivoiser la sclérose en plaques.

Sylvain, 48 ans, atteint de sclérose en plaques

Témoignage très personnel de Sylvain, un Québécois atteint de sclérose en plaques.

La Fondation du CHUM, à Montréal, via son comité ADN, a publié cette vidéo très informative de Sylvain, un patient âgé de 48 ans qui nous explique comment il en est venu à déceler les symptômes de la sclérose en plaques, lors de ses activités.


Sylvain nous parle qu'il faisait de la course et que son pied frottait légèrement par terre.

Deux ans plus tard, les symptômes venaient plus rapidement alors il a été voir un médecin et c'est là qu'il a reçu son diagnostique de sclérose en plaques.

Il parle qu'il a d'énormes impacts dans sa vie personnelle, même plus que dans sa vie professionnelle.

Sylvain ne peut plus jouer avec ses enfants, il ne sort plus les poubelles et généralement, l'impact est difficile pour sa femme et ses enfants, au nombre de trois.

Comme il le dit, ça peut arriver à n'importe qui.

Il souhaite que ses traitements ralentissent la progression de sa sclérose en plaques et continue d'espérer pour un médicament qui pourrait amener un meilleur soulagement de ses symptômes.

Comment vivre avec la sclérose en plaques?

La sclérose en plaques est une maladie du système nerveux.

Lorsque le signal ne passe pas bien du cerveau au système nerveux, en passant par la moelle épinière, il y a une certaine quantité de problèmes qui se manifestent.

Voici une vidéo de cette émission de Lorraine Matin qui rappelle que quelques 100,000 personnes sont atteintes de la sclérose en plaques, en Lorraine, en France (c'est un peu plus qu'au Canada).


Ça explique comment vivre avec la sclérose en plaques mais on comprend vite que les symptômes de cette maladie nuisent aux activités, même simples, de la vie quotidienne.

Selon les jours, ça peut être pire ou plus tolérable, pour la majorité des gens atteints de cette maladie.

Dans la SP, le système immunitaire fonctionne généralement trop, contrairement à ce que plusieurs personnes pensent qu'il ne travaille pas assez.

Ce qu'on comprend de la vidéo, c'est que la sclérose en plaques ne se manifeste pas exactement de la même manière, pour tout le monde.

Pour certains, c'est des troubles de mémoire, pour d'autres, c'est des problèmes de vision ou avec l'ouïe. Aussi, les problèmes de communication nerveuse avec les extrémités, comme les mains et les jambes se manifeste souvent.

Avant la maladie, les gens ont une vie presque normale, à part de petits symptômes qui se manifestent dans une plus petite mesure mais lorsque la maladie prend du galon, là, il y a généralement un diagnostique et un suivi médical.

Ce qu'on retient, c'est de prendre suffisamment de vitamine D3 (idéalement via une exposition au soleil) avec de la vitamine K2 pour mieux absorber la D3.

La sclérose en plaques n'est pas une maladie dont les patients guérissent mais elle peut s'exprimer de manière moins importante, grâce à un traitement médical, principalement via des médicaments mais de plus en plus, les sclérosés cherchent du côté de l'alimentation de type méditerranéenne.

À vous de voir ce qui vous convient le mieux!


La sclérose en plaques, au Canada

Selon StatCan, pour les années 2010-11, il y aurait quelques 93,535 personnes souffrant de la sclérose en plaques, au Canada.

Ça fait presque 100,000 personnes diagnostiqués avec cette terrible maladie neurologique.



C'est l'un des pire problèmes neurologiques, au Canada et sur le terrain, il y a probablement des dizaines de milliers de Canadiens qui ne sont pas encore diagnostiqués, même s'ils commencent à montrer des symptômes.

Selon la Société canadienne de la sclérose en plaques, bien que la SP soit le plus souvent diagnostiquée chez les jeunes adultes de 15 à 40 ans, elle peut aussi se manifester chez de jeunes enfants ainsi que chez des adultes d’âge mûr.

La SP est imprévisible.

Elle peut affecter la vue, l’ouïe, la mémoire, l’équilibre et la mobilité.

Ses effets sont physiques, émotionnels et financiers.

Il n’existe toujours pas de remède contre cette maladie mais chaque jour, les chercheurs en apprennent plus sur les causes de la SP et sont plus près que jamais de trouver des moyens de contrer cette maladie.

Au Canada, de plus en plus de personnes atteintes de la sclérose en plaques s'intéressent à l'alimentation pour améliorer leur sort, comme quoi il n'y a pas que les médicaments (avec leurs effets secondaires).

Qu’est-ce que la sclérose en plaques?

La Société canadienne de la sclérose en plaques vous offre une vidéo d'environ 6 minutes qui explique bien ce qu'est cette terrible maladie.


Ça va un peu vite mais on comprend que la sclérose en plaque, c'est une maladie du système nerveux central qui comprend:

  • le cerveau
  • la moelle épinière

Les messages partent du cerveau, descendent par la moelle épinière puis, par les nerfs, se rendent dans toutes les parties du corps.

Les nerfs sont protégés par une enveloppe blanche qu'on appelle la myéline. Cette enveloppe autour des nerfs joue le même rôle qu'une gaine de caoutchouc qui entoure les fils électriques.

Lorsqu'une personne a la SP, la myéline est abimée.

Les messages du cerveau sont ainsi ralentis, ou bloqués.

C'est pour cette raison que des symptômes apparaissent.